La crise de l'industrie horlogère
Le protectionnisme américain contre les montres suisses
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Visite des locaux du Laboratoire suisse de recherches horlogères (LSRH) à Neuchâtel, qui travaille...
Une vallée qui vit des montres
L'horlogerie est le plus important employeur de la Vallée de Joux, dans le canton de Vaud, où elle...
L’entreprise horlogère américaine Bulova, installée à Bienne et à Neuchâtel, se trouve frappée...
Licenciements et retraites anticipées chez ASUAG
durée: [02'13''] TSR: TéléjournalInterview de Marcel Rubin, porte-parole du groupe horloger suisse ASUAG, sur les licenciements et...
10'000 travailleurs dans les rues de Bienne
Plus de 10'000 personnes manifestent dans les rues de Bienne pour le maintien des places de travail...
Pierre Arnold, ancien PDG de Migros et membre de la direction du nouveau groupe horloger SMH,...
La prédiction de Nicolas Hayek : «SMH ira loin...»
durée: [01'26''] RSR: Journal du soirInterview de Nicolas Hayek, PDG de la SMH (Société suisse de microélectronique et d'horlogerie SA)...
Nouvelle année record pour l'industrie horlogère suisse
En 2005, Swatch Group annonce des bénéfices importants et enregistre un chiffre d'affaires en...
Contexte
A la fin des années 60, la Suisse assumait à elle seule près de 44% de la production mondiale de montres. Quinze ans plus tard, cette proportion avait dégringolé à 13%. La crise que l'industrie horlogère nationale a endurée entre 1970 et 1985 fut la plus pénible de la branche. Il s'en est fallu de peu que la tradition horlogère suisse ne disparaisse complètement, submergée par ses concurrentes asiatiques.
L'origine de la crise est vraisemblablement à mettre sur le dos des entrepreneurs suisses qui, à l'aube des années 70, n'ont pas su prendre le virage de la révolution électronique. En 1967, des ingénieurs neuchâtelois avaient mis au point les premiers prototypes de montres à quartz., mais leurs efforts se sont heurtés à la méfiance des entrepreneurs et n'ont pas été exploités. Très rapidement, les montres mécaniques suisses ont été prises de vitesse par une production japonaise massive et bon marché, axée sur la montre électronique.
La moitié des entreprises horlogères ont fermé leurs portes entre 1970 et 1985, et avec elles plus de 90'000 ouvriers ont perdu leur emploi. Tout l'Arc jurassien de Genève à Schaffhouse a été touché par la dépression, mais les régions de Bienne, du Jura bernois et des Montagnes neuchâteloises furent les plus sinistrées. L'ampleur de la crise à poussé la Confédération à instituer en 1978 une aide financière en faveur des régions dont l'économie était menacée.
Pour échapper à la liquidation, les entreprises n'ont eu d'autre choix que de revoir complètement leur structure et leur stratégie. Suivant les conseils d'un certain Nicolas Hayek, les deux plus grandes entreprises horlogères du pays se réunissaient en 1983 dans une nouvelle entité baptisée "Société suisse de microélectronique et d'horlogerie" (SMH). Deux ans plus tard, Hayek prenait le contrôle de la SMH et révolutionnait la production et le marketing de l'horlogerie suisse en lançant la fameuse montre "Swatch".
Simple et bon marché, entièrement automatique et commercialisée comme un article de mode, la Swatch a rapidement connu un succès planétaire. Pour l'horlogerie suisse, ce succès a été salvateur. Il a réveillé la branche tout entière de sa léthargie, renforcé la confiance dans la compétitivité de la Suisse et démontré l'immense potentiel d'un marketing innovateur. En 1995, la Suisse redevenait le premier producteur mondial de montres; en l'an 2000, la valeur totale des exportations horlogères dépassait pour la première fois les 10 milliards de francs.